Musée d'Art Chinois et Ethnographique Missionnaires Xavériens - V.le S. Martino, 8 - Parma, Italie 0521-257.337

Mission : un noble musée missionnaire

L’idée première : un musée pour la culture

 

Particolare Ceramiche e porcellane cinesi
La céramique de Chine

Le Musée d’Art Chinois et Ethnographique résume tout l’engagement de l’Institut Xavérien dans le domaine de la culture et pour la valorisation des grandes traditions religieuses et culturelles, ainsi que son engagement social, en faveur de la Terre-Mère et de la mondialité. Ce musée est marqué par une forte identité internationale et marque les esprits par la qualité de ses collections, la modernité des solutions architectoniques adoptées et l’aménagement des expositions.

Le Musée d’Art Chinois et Ethnographique a fait l'objet d'une restructuration radicale et ambitieuse et a rouvert ses portes au public le 1er décembre 2012

Les objets sont exposés de manière élégante et originale à l'intérieur de structures toutes artisanales où dominent le gris du sol en grès, le blanc des laques et la luminosité du verre. Passés les "rapides" de l’escalier d’entrée, le visiteur se laisse porter le long du fleuve de son émotion, qui s'élargit paisiblement au niveau de la réception, louvoie le long de la collection kayapó et des expositions temporaires avant de couler doucement le long de la rampe qui conduit à la petite exposition consacrée à l’Afrique et de se jeter dans l’océan de l’exposition consacrée à la Chine.

On peut distinguer cinq sections : 1) l'entrée ; 2) la zone des expositions temporaires ; 3) la section Kayapó ; 4) la section Afrique et 5) la section Chine.

Le musée n’est pas monothématique et n’a pas pour but de donner une vision aseptisée de reliques du passé. Dans chaque section, nous avons placé quelque chose qui rappelle plus que le passé ou les matières artistiques (multivision pour la Chine, guépard pour l’Afrique, vidéo pour les Kayapós), un élément qui souligne la vitalité, y compris actuelle, et pousse le visiteur à penser à la réalité actuelle de ces cultures. Les Xavériens sont actifs et plus universels que jamais ; la Chine est vigoureuse et bienveillante ; les Kayapós sont encore “forts et beaux” et l’Afrique est toujours luxuriante et fascinante.

 

Histoire

Saint Guido Maria Conforti
Mgr. Guido Maria Conforti en Chine - 1928

Le Musée d'Art Chinois et Ethnographique de Parme a pris son essor en 1901. Au terme de la grandiose Exposition Universelle de Turin, organisée par l'Italie en 1898, le sénateur Fedele Lampertico de Vicence fit don de quelques objets précieux à Mgr Conforti, évêque de Parme et fondateur de la congrégation des Xavériens. L'Exposition Universelle, durant laquelle furent reproduites grandeur nature, avec leur mobilier et leur aménagement intérieur d’origine, des salles de séjour chinoises, des chambres japonaises et des scènes de vie indienne, éveilla un grand intérêt pour l'Orient, son mode de vie et son art.

Cette Exposition et la donation faite dans le but de faire connaître la Chine ont été à l'origine du musée de Parme. Enrichi par de nouveaux apports réguliers jusqu'aux années 1950 et grâce aux donations qui se sont succédées au fil du temps, la collection se propose d'offrir un panorama du monde artistique chinois. Au cours des années, à cette première collection d'objets d'art et d'ethnographie chinois, sont venus s'ajouter d'autres objets à caractère ethnographique provenant d'autres aires géographiques : Japon, Indonésie, Brésil et Afrique.

L’objectif de Mgr Conforti, lors de la création du musée en 1901, était, en exposant des objets et des productions artistiques et artisanales de divers pays, de fournir la preuve concrète, certes non unique, mais peut-être la plus significative, de l'engagement des Xavériens dans le domaine de la culture.

La proclamation de la sainteté de Mgr Guido Conforti, le 23 octobre 2011, a pris une importance toute particulière. Saint Guido Maria Conforti a été tout à la fois le fondateur des missionnaires Xavériens et du musée.

S’il venait à l’esprit de quiconque de doter également les musées d’un saint patron, le choix de Saint Guido Maria Conforti serait tout trouvé pour le Musée d’Art Chinois et Ethnographique.