Musée d'Art Chinois et Ethnographique Missionnaires Xavériens - V.le S. Martino, 8 - Parma, Italie 0521-257.337

Musée ethnographique

Riche en surprises, il dévoile la diversité de la pensée et des modes de vie sur la terre

 

Chine - capuchon de bouton mandarin
Capuchon de bouton mandarin

À côté de la composante “Art chinois”, le musée renferme une section “Ethnographique” permettant de parcourir différents pays du monde (Indonésie, Japon, Mexique, Sierra Leone, Congo, Cameroun …) avec lesquels le musée entretient des rapports privilégiés. Certaines pièces ne méritent pas que l’on s’y attarde particulièrement. Trois collections, en revanche, permettent d’aborder sérieusement les civilisations qui ont produit les pièces exposées et justifient pleinement le qualificatif "ethnographique" donné à la section du musée où elles se trouvent.

 

Les Collections

La collection chinoise

Il s’agit de la section la plus ancienne, celle qui a joui d’une attention toute particulière dès la création du musée. Cette section a vu le jour dans les années 1900 et elle demeure un témoignage saisissant de l’extraordinaire culture du peuple chinois dont elle documente l’art, la vie, les coutumes, telles qu’elles se présentaient au début du XXe siècle. Le fait d’avoir songé à la création de ce musée, qui se voulait "ethnographique" comme tous les musées de cette période, nous permet, d’une part, d'étudier une sorte de reportage photographique d’une société donnée, à une époque donnée, et de saisir, par ailleurs, le génie et la poussée vers le progrès du peuple auquel il se réfère.

Nous observons les solutions intelligentes mises en oeuvre par ce peuple à un moment donné de son histoire pour résoudre les problèmes de la vie courante dans le contexte social où il vivait et nous ne pouvons qu’admirer sa puissante vitalité, son génie et son dynamisme qui l’ont conduit au succès qu’il connaît de nos jours.

 

Ensemble de 4 statues de sexe masculin - Lega Congo
Lega Congo: Ensemble de 4 statues

La collection africaine

Les très nombreuses expositions d’art africain nous ont conduit à croire tout connaître de cette partie du monde qui demeure, cependant, si éloignée du développement moderne de la technologie. Son art, mystérieux et séduisant, est représenté notamment par les masques, les fétiches, les amulettes, les symboles du pouvoir.

Pour un musée ethnographique, il ne s’agit pas tellement d’exhiber des pièces rares ou spectaculaires. En réalité, la collection existante dans le musée (plus de 4 000 pièces), particulièrement riche pour les tribus du Congo Oriental, veut présenter une société très proche du mystère, des forces de la nature, du sens profond de la vie, très éloignée de la perception du monde européen. Cela constitue une invitation à redécouvrir des valeurs que notre société contemporaine s’évertue à mettre en danger.

 

Grand diadème en plumes jaunes Kayapo
Grand diadème en plumes jaunes

La collection kayapó

C’est la plus récente des collections importantes du musée. Elle est due à la passion anthropologique et humaine du P. Renato Trevisan qui a eu le bonheur de vivre et de travailler au sein de cette minuscule peuplade de l’Amazonie, au nord du Brésil, depuis près de 15 ans, et qui y vit encore aujourd’hui. La collection se compose d’ornements spectaculaires en plumage d’oiseaux, art dont ce peuple est un spécialiste universellement reconnu.

Elle comprend également, des armes (lances et flèches), des ustensiles domestiques, en bois ou en paille, les Kayapós n’ayant jamais travaillé le fer et la terre cuite. La collection est constituée d’environ 500 pièces ce qui fait du musée ethnographique de Parme l’un des principaux centres en Europe de regroupement de produits élaborés par ce peuple.

 

La collection précolombienne

Le musée possède une cinquantaine de pièces en terre cuite, en provenance de deux aires géographiques distinctes du Mexique : ce qu’on appelle l’Occident mexicain, qui comprend les États de Guanajuato, Jalisco, Colima, Michoacán et Nayarit, et la très importante et mystérieuse implantation de Teotihuacan, dans la vallée de Mexico. Les terres cuites de l’Occident mexicain en notre possession représentent des situations réelles, liées à la vie de tous les jours (la minuscule maisonnette, les caractéristiques petits chiens, etc.).

D’autres pièces mettent en relief un aspect original de la production des faïences dans cette région du monde : l’attention à reproduire les difformités de l’être humain (figures bossues, déformations crâniennes, etc.). Ces pièces sont de l’époque classique (200 av. J.-C. - 1.000 après J.-C.) mais avec des procédés utilisés en période préclassique (1500 – 2000 av. J.-C.). Le site archéologique de Teotihuacan se réfère à la civilisation homonyme qui semble éclore du néant au cours du premier siècle av. J.-C, et disparaît tout aussi mystérieusement suite à la destruction de la ville par un incendie vers l’an 750 après J.-C, huit siècles avant que n’arrivent les Conquistadores, commandés par Cortès. Les pièces exposées au musée témoignent de l’atmosphère de mystère et de religiosité qui entoure cette passionnante civilisation.