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Kayapó : Le mythe des chasseurs et du tatou

 

Kayapó : Le mythe des chasseurs et du tatou
Le mythe des chasseurs et du tatou

Le mythe des chasseurs et du tatou est l’un des plus beaux récits que se sont transmis les Kayapós.

À l’origine des temps, les hommes habitaient dans le ciel. Un beau jour, un groupe de chasseurs, errant au-dessus des nuages, tomba sur un tatou. Comme celui-ci n’avait aucune l’intention de se laisser attraper, il s’enfuit, traqué par les chasseurs. Il arriva sur un nuage dans lequel était pratiqué un trou d'où pendait une corde. Sans hésitation, le tatou s’agrippa à la corde et disparut dans le vide.

Les chasseurs, parvenus sur le bord du trou, se mirent à discuter pour savoir s’il valait la peine de poursuivre le tatou ou s’il valait mieux laisser la proie s’échapper. Après moultes palabres, certains décidèrent de défier l’inconnu et de suivre le tatou, glissant, eux aussi, le long de la corde. Ce qu’ils ne savaient pas est que la corde était tendue entre le ciel et la terre ; ceux qui suivirent le tatou furent donc les premiers hommes à arriver sur la terre : des hommes courageux qui avaient défié l’inconnu et qui donnèrent naissance au peuple kayapó.

Les chasseurs qui n’eurent pas suffisamment de courage pour descendre la corde restèrent au ciel où ils se trouvent encore. Les étoiles témoignent de leur présence puisqu’elles sont les feux qu’ils allument le soir.

Cet objet, composé de deux éléments, fait référence à ce mythe. Sa partie inférieure (me-kutàm), faite d’une calotte en cire d’abeille qui se pose sur la tête, symbolise la terre. Sa partie supérieure (àkkà-pari) couronnée de plumes colorées, représente les rayons du soleil ou le ciel. La tige qui les unit rappelle la corde utilisée par les Kayapós pour descendre sur terre.